Faut-il se déshabiller pour une ostéodensitométrie ? Le métal compte plus que les vêtements

Pas toujours besoin de se déshabiller : seul le métal au niveau du dos et des hanches gêne. Quoi porter, ce qui fait reporter l’examen, le reste à payer.

Par Marion · Publié le 28 septembre 2026 · 3 min de lecture
Faut-il se déshabiller pour une ostéodensitométrie ? Le métal compte plus que les vêtements

En bref

Pour une ostéodensitométrie, se déshabiller n’est pas toujours nécessaire : les rayons X traversent le tissu, seul le métal placé au niveau du bas du dos et des hanches fausse la mesure. Une tenue souple sans fermeture, bouton, rivet ni armature permet souvent de rester habillé ; sinon, le centre prête une blouse. Un examen récent avec produit de contraste ou une grossesse comptent davantage que la tenue.

Pourquoi le métal gêne, puis quoi porter, ce qui peut faire reporter l’examen, le déroulement et la dose, et ce qui reste à payer.

Rester habillé ou non : tout tient au métal

L’ostéodensitométrie, la mesure de la densité des os par un faisceau de rayons X très faible, vise surtout le bas de la colonne et les hanches, parfois l’avant-bras. Le tissu d’un vêtement ne gêne pas la mesure. Le métal, lui, arrête les rayons et s’ajoute à l’os sur l’image : une fermeture éclair sur une vertèbre fausse le résultat.

Les centres ne s’y prennent pas tous de la même façon. Certains laissent le patient habillé dès lors que rien de métallique ne se trouve à la taille ni sur le ventre ; d’autres font passer une blouse à tout le monde, pour ne pas avoir à vérifier chaque vêtement.

Votre convocation contient-elle une consigne sur la tenue ? Si oui, c’est elle qui fait foi ; sinon, une tenue sans métal vous laisse le choix sur place.

Quoi porter le jour de l’examen

La règle se résume à une zone : de la poitrine au haut des cuisses, rien qui contienne du métal.

  • À porter : un pantalon à taille élastique, type jogging ou pantalon de toile souple, et un haut en coton sans boutons métalliques.
  • À éviter : le jean à rivets et à bouton, la ceinture à boucle, la jupe à fermeture éclair, le soutien-gorge à armatures ou à agrafes métalliques.
  • À retirer sur place : bijoux, montre, piercing au nombril, clés et pièces restées dans les poches.

Des sous-vêtements sans armature évitent la plupart du temps d’avoir à se changer. Le reste dépend du centre.

Ce qui peut faire reporter le rendez-vous

La tenue se règle en deux minutes ; certains examens passés ou en cours, non. Contrairement à une échographie abdominale, il n’y a pas besoin d’être à jeun, et les médicaments se prennent comme d’habitude. Signalez en revanche :

  • un examen avec injection de produit de contraste ou un examen baryté dans les semaines qui précèdent : un hôpital demande un mois après un contraste iodé, les recommandations américaines 10 à 14 jours, le délai se fixe avec le centre ;
  • une scintigraphie dans les jours qui précèdent, trois jours au moins pour un CHU ;
  • la prise de compléments de calcium : les radiologues américains conseillent de les suspendre 24 heures avant, à confirmer avec le centre ;
  • une fracture récente, qui peut faire décaler l’examen de quelques semaines.
Important

L’examen est contre-indiqué pendant la grossesse, même simplement possible. Dites-le dès la prise de rendez-vous : certains hôpitaux demandent un test de grossesse sanguin récent à une femme en âge d’avoir des enfants et sans contraception.

Le déroulement et la dose

On s’allonge sur le dos sur une table d’examen, puis un bras mobile passe au-dessus du corps. Il faut rester immobile le temps de chaque mesure. L’examen ne fait pas mal et dure de quelques minutes à une vingtaine selon l’appareil et le nombre de zones.

La table ne s’abaisse pas toujours : une personne qui a du mal à monter et à s’allonger le signale à l’avance. La vidéo d’un hôpital ci-dessous montre l’installation et le métal à retirer à la taille.

Banc de cabine avec un sac, une ceinture à boucle, une montre, des bijoux dans un bac et des clés

La dose reçue est très faible : vingt fois moins que pour une radiographie du thorax, et moins qu’une journée d’exposition à la radioactivité naturelle, une comparaison du même ordre que pour une panoramique dentaire.

Ce qui reste à payer

L’examen est remboursé à 70 % par l’Assurance maladie seulement dans les indications fixées, par exemple une femme ménopausée qui présente un facteur de risque d’ostéoporose, ou une personne sous corticoïdes depuis plus de trois mois. Hors de ces indications, il reste entièrement à votre charge.

Le tarif de l’acte est de 40,46 € depuis le 1er janvier 2025. Sur une indication remboursée, l’Assurance maladie verse 28,32 € ; il reste 12,14 € de ticket modérateur, la part que la complémentaire santé peut couvrir, et 2 € de participation forfaitaire, qu’un contrat de complémentaire responsable ne rembourse pas. Un dépassement d’honoraires éventuel s’ajoute.

La veille de l’examen

Préparer une tenue souple sans métal de la poitrine aux cuisses, relire les examens des dernières semaines et prévenir le centre en cas de doute sur une grossesse. Le jour même, apporter l’ordonnance, la carte Vitale et les anciens comptes rendus de densitométrie, qui servent de point de comparaison.

Sources

  • CHU de Bordeaux, service de médecine nucléaire, « Ostéodensitométrie »
  • RadiologyInfo.org (American College of Radiology, Radiological Society of North America), « Bone Density Scan (DEXA or DXA) », revue le 11 mars 2024
  • Assurance maladie, « Ostéoporose : diagnostic et évolution », 20 septembre 2024
  • Classification commune des actes médicaux, acte PAQK007, tarif en vigueur au 1er janvier 2025

Marion

Marion signe les articles du magazine, de la prévention au budget santé. Elle privilégie les explications simples et les exemples concrets, et rappelle quand un sujet demande l'avis d'un professionnel.