En bref
L’échographie cervicale explore les parties molles du cou : thyroïde, ganglions, glandes salivaires. Elle ne voit ni les vertèbres ni les disques. Aucune préparation, une quinzaine de minutes, sans rayons. Sur ordonnance, l’acte est remboursé à 70 % de sa base en 2026, moins 2 € de participation forfaitaire.
Une échographie cervicale se fait sur ordonnance, sans préparation, dans un cabinet de radiologie. Reste à savoir ce qu’elle regarde exactement : c’est votre cou qui a été palpé, ou votre nuque qui fait mal ?
Le cou, pas les cervicales
L’échographie cervicale, aussi appelée échographie du cou, utilise des ultrasons pour examiner les organes situés à l’avant et sur les côtés du cou. Elle regarde la glande thyroïde et les parathyroïdes, les ganglions lymphatiques, les glandes salivaires, et les tissus autour.
Elle ne voit pas la colonne vertébrale. Les ultrasons s’arrêtent sur l’os : les vertèbres et les disques de la nuque, ce que l’on appelle couramment « les cervicales », s’explorent par une radiographie ou une IRM, selon ce que cherche le médecin. Côté cou, c’est souvent un ganglion qui gonfle ou une boule sentie à sa base qui motive l’ordonnance : voir les signes d’un ganglion qui doit faire consulter.
L’écho-doppler des artères du cou, qui mesure la circulation dans les carotides, est un autre examen, avec son propre code et son propre tarif. Si votre ordonnance mentionne les vaisseaux ou les carotides, précisez-le en prenant rendez-vous : le créneau n’est pas le même.
Avant le rendez-vous
L’examen se prend dans un cabinet ou un service de radiologie, sur ordonnance, le plus souvent celle du médecin traitant ou d’un endocrinologue. Aucune préparation n’est demandée : vous pouvez manger, boire et prendre vos traitements habituels.
- l’ordonnance et la carte Vitale ;
- les échographies précédentes du cou, avec leurs comptes rendus, pour comparer ;
- la dernière prise de sang du bilan thyroïdien, si vous en avez une ;
- un haut qui dégage facilement le cou, sans collier ni col roulé.
Les anciens examens comptent plus qu’on ne le croit : un nodule déjà connu se juge sur son évolution, et le radiologue ne peut comparer que ce qu’il a sous les yeux.
Pendant l’examen
Vous êtes allongé sur le dos, la tête légèrement basculée en arrière, parfois avec un coussin sous les épaules pour dégager le cou. Le radiologue applique un gel sur la peau, puis déplace la sonde de chaque côté du cou.
L’examen n’est pas douloureux. La pression de la sonde peut gêner sur une zone sensible, et il arrive qu’on vous demande d’avaler, pour voir la thyroïde bouger avec la déglutition. Il n’y a ni rayons X ni injection.
L’ensemble dure une quinzaine de minutes dans les cas courants. Le gel s’essuie à la fin, et rien ne limite vos activités ensuite.
Le compte rendu et qui l’interprète
Le radiologue rédige un compte rendu, souvent remis sur place après une courte attente, parfois déposé sur un portail en ligne. Il décrit ce qu’il a vu : la taille de la thyroïde, la présence éventuelle de nodules ou de kystes, l’aspect des ganglions.
Ce document s’adresse d’abord au médecin qui a prescrit l’examen. C’est lui qui le relie à vos symptômes, à votre prise de sang et à vos antécédents, et qui décide de la suite. Un mot inquiétant lu seul, sans ce contexte, dit rarement ce qu’il semble dire.
Si un nodule est trouvé
La découverte d’un nodule de la thyroïde est fréquente, et elle ne signifie pas un cancer. La suite dépend de sa taille, de son aspect à l’échographie et de la prise de sang.
Deux voies existent. Une simple surveillance, avec une nouvelle échographie à distance pour vérifier que le nodule ne change pas. Ou une cytoponction, un prélèvement de quelques cellules à l’aiguille fine, guidé par l’échographie, pour les nodules dont la taille ou l’aspect le justifient.
La vidéo ci-dessous montre ce parcours dans un service hospitalier qui regroupe consultation, prise de sang, échographie et cytoponction en une journée, avec deux façons de prélever à l’aiguille fine et un compte rendu remis à l’endocrinologue.
Ce qui est remboursé, ce qui reste à payer
L’échographie de la thyroïde figure dans la classification commune des actes médicaux, la liste officielle qui fixe le tarif de chaque acte, avec un tarif de base de 34,97 €. En 2026, l’assurance maladie en rembourse 70 %, puis retient 2 € de participation forfaitaire.
| Ligne | Montant, exemple en secteur 1 | Qui la paie |
|---|---|---|
| Tarif de base de l’acte | 34,97 € | Vous, au cabinet, sauf tiers payant |
| Remboursement à 70 % | 24,48 €, dont 2 € retenus : 22,48 € versés | L’assurance maladie |
| Ticket modérateur, la part non remboursée | 10,49 € | La complémentaire santé, si vous en avez une |
| Participation forfaitaire | 2 € | Vous, jamais la complémentaire |
| Dépassement d’honoraires | Variable | Vous, ou la complémentaire selon son contrat |
En 2026, le forfait de 32 € des actes lourds ne s’applique pas : il vise les actes dont le tarif atteint 120 €. Les 2 € de participation ne sont pas dus avant 18 ans, pour les femmes enceintes à partir du sixième mois et pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.
En secteur 2, le radiologue peut facturer au-dessus du tarif de base ; le montant doit être affiché au cabinet. Vous retrouverez le même calcul pour une échographie du ventre, avec un tarif différent.
Avant de prendre rendez-vous
Vérifiez que l’ordonnance parle bien du cou, et non des cervicales ou des carotides, demandez au cabinet s’il est en secteur 1, puis rassemblez les anciens examens. Le jour même, aucune préparation : l’ordonnance, la carte Vitale et un col dégagé suffisent.
Sources
- Classification commune des actes médicaux, acte KCQM001, « Échographie transcutanée de la glande thyroïde », tarif en vigueur depuis le 1er janvier 2025
- Ameli.fr, « Participation forfaitaire », page mise à jour le 19 janvier 2026
- Ameli.fr, « Forfait patient de 32 € sur les actes lourds », page mise à jour le 31 mars 2026

